Avant de savoir ce qu'était un permis de construire, je dessinais. À 7 ans, déjà en perspective. J'ai continué à dessiner à la main pendant des années, puis j'ai suivi des études dans le domaine de l'architecture. C'est là que j'ai appris à voir les volumes, à les comprendre et à les imaginer avant même qu'ils existent.
J'ai grandi dans le bâtiment. Ma famille y travaille, et j'ai vu des chantiers avant de voir des plans : c'est en les regardant se monter qu'on comprend pourquoi un trait mal placé sur une feuille coûte une semaine de travaux sur le terrain.
J'ai ensuite passé plusieurs années dans la construction en milieu contraint, chez Gares & Connexions (SNCF), où les projets de bâtiment et les demandes d'autorisation faisaient partie du quotidien. On y apprend une chose que personne n'enseigne : l'instruction d'un dossier ne se joue pas sur la qualité de l'idée, elle se joue sur la précision des pièces graphiques.
En 2013, j'ai créé RG Conception pour mettre ce savoir-faire au service des particuliers, puis des professionnels. Le bureau d'études compte aujourd'hui 6 collaborateurs et s'appuie sur un réseau d'architectes partenaires. Nous montons des dossiers de permis de construire et de déclaration préalable dans toute la France.
Ces applications sont nées de là. Pendant des années, mes dessinateurs et moi avons refait les mêmes gestes : récupérer un fond cadastral, aller chercher des altitudes NGF, recoter un plan à l'échelle, relire un règlement d'urbanisme pour y trouver 4 chiffres. Ce sont ces gestes-là que la suite automatise — pas une idée de logiciel, une routine de métier.
C'est aussi pour cela qu'elle refuse certaines facilités. Un plan de masse qui n'est pas coté dans les 3 dimensions sera rejeté ; une analyse de PLU ne remplace pas un certificat d'urbanisme ; un fond cadastral ne vaut pas un bornage. L'outil vous le dit, parce que c'est nous qui récupérons les dossiers refusés.